MASTRANGELI, Maria Cristina

 

Maria Cristina Mastrangeli naît à Rome au début des années soixante.

Elle obtient successivement : un diplôme d’art dramatique au Conservatoire Régionale de Rome, un diplôme de réalisation à la “Libera Università del Cinema” de Rome, un DEUG en “Histoire du spectacle” à l’Université “La Sapienza” de Rome et une maîtrise en “Cinéma et audiovisuel” à la Sorbonne (Paris III).
Elle étudie la danse à partir de l’âge de quatorze ans, notamment avec Carolyn Carlson et Larrio Ekson.
Son axe principal d’études dramatiques est la méthode Strasberg. Elle suit une formation de 1986 à 1993 sous la direction de Francesca de Sapio (Duse Studio de Rome), ainsi que de nombreux stages, notamment avec Susan Strasberg et Geraldine Baron.
Parmi les autres formateurs qui l’ont marquée : Alessandro Fersen (trois ans de formation continue à Rome) et Dario Fo (Libera Università d’Alcatraz, Italie).

Elle commence à travailler dans le milieu du spectacle vivant comme danseuse à l’âge de seize ans. Pendant quatre années elle est membre de la compagnie italienne « Crazy Dance », avec laquelle elle obtient un succès populaire, avec, notamment, le spectacle « Crazy Dance » au Teatro Olimpico de Rome, l’émission télévisuelle « Pop Corn » et le long-métrage « Dance Music » de Vittorio de Sisti.

Au début des années quatre-vingt, elle monte ses propres performances dans des espaces non-théâtraux. En particulier avec « Cioccolata » et « Hiroshima » elle commence à explorer la possibilité de l’actualisation de la tradition du théâtre performatif des années soixante et soixante-dix.

En 1984, elle débute comme comédienne au théâtre dans « Il Lupo Della Steppa » d’après Herman Hesse mis en scène par Renato Mambor, chef de file du théâtre expérimental, sur la scène romaine de l’époque.

En 1986 elle est engagée comme jeune première au Teatro Argentina, Théâtre National de Rome, dans la pièce « Partition Inachevée », d’après Platonov, mise en scène par Nikita Michalkov aux côtés de Marcello Mastroianni.

Elle reste dans la maison jusqu’en 1991. Elle y est dirigée par Maurizio Scaparro dans « La Vie de Galilée » de Bertolt Brecht et par Roberto Guicciardini dans « La Mandragore » de Machiavelli.

Entre 1990 et 1992 en Italie elle est la protagoniste de « La louve » de Giovanni Verga, mis en scène par Pasquale de Cristofaro au Teatro Ghione de Rome ; « Qualcosa d’infantile » d’Andrea Galeazzi d’après le Journal de Katherine Mansfield, mis en scène par Domenico Mongelli au Festival de Fondi ; « Sante » de Duska Bisconti, mis en scène par l’auteure au Teatro Petrolini de Rome.

Pendant ces années elle tourne également au cinéma avec des jeune réalisateurs tels que : Marco Risi dan « Mery per sempre », Giuseppe Piccioni dans « Il grande Blek », Nico Cirasola dans « Corsica », et des moins jeunes, tels que Tinto Brass dans « Paprika » ou Claude Chabrol dans « Jours tranquilles à Clichy ».

En 1992 elle s’installe en France.

Entre 1993 et 2001 elle joue pour Guilène Ferré dans « Capitales de l’Amour », commande à 12 auteurs contemporains, « Cinéma et Petite Vespa », cabaret franco-italien, Nevers ; Gilles Dao dans « La Défunte » de Nelson Rodriguez à l’Échangeur de Bagnolet, pour Eleonora Rossi dans « Et la vie chante » d’après Rosa Luxemburg et Pasolini au Laboratoires d’Aubervilliers ; pour Anna Romano et Stéphan Oertli dans « Ciment » de Heiner Müller au Théâtre Marni de Bruxelles.

Elle continue à tourner pour le cinéma, notamment dans « Riches, belles etc. » de Bunny Godillot, « La folie des hommes » de Renzo Martinelli, « Un ami parfait » de Francis Girod.

En 2009 elle monte un solo en scène « Rire » de Bianca Silvestri au Théâtre Gérard Philipe, Scène Conventionnée de Frouard.

En 2011 elle joue dans plusieurs court-métrages de jeunes réalisateurs, notamment : « Trois femmes, un homme » d’Héloïse Guérin et « Neurones en émois » de Baptiste Barré.

Photo: Jutta Sammel.